Accueillir un jeune au pair en France
Obligations légales, convention, déclaration, cotisations et salaire : tout ce qu'une famille doit savoir pour accueillir un au pair en France.
Préparé par AuPair Connect — Équipe Conformité
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Vos obligations d'accueil en France
Accueillir un au pair en France — en bref
La famille signe la convention Cerfa, déclare l'accueil (stages US) et règle les cotisations sociales forfaitaires à l'Urssaf. Le salaire de poche mensuel (326,25–391,50 € UE/EEE, 320 € hors UE/EEE) est versé logé-nourri : le détail officiel est dans nos fiches.
Consulter la fiche savoir pratique (argent de poche) →Accueillir un jeune au pair en France est une expérience d'échange culturel encadrée par un cadre précis, souvent mal connu des familles. Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas un emploi à domicile et cela n'ouvre aucun crédit d'impôt « services à la personne ». Ce guide rassemble, en une source unique vérifiée, les obligations légales de la famille d'accueil : les deux statuts reconnus, la signature de la convention, la déclaration à l'Urssaf sous huit jours, les cotisations sociales, le montant de l'argent de poche, la chambre (9 m² minimum avec fenêtre) et le jour de repos hebdomadaire, ainsi que vos responsabilités concrètes au quotidien.
Toutes les informations reprises ici sont vérifiées auprès des sources officielles françaises — Service-Public.fr (fiches F13348 et F15813), l'Urssaf et Légifrance — avec une date de mise à disposition. Nous les re-vérifions au moins deux fois par an : la dernière vérification date d'août 2026. Vous retrouverez le détail chiffré dans le bloc « Données officielles » ci-dessous.
Vérifié le
- Statuts : deux dispositifs reconnus par Service-Public.fr (F13348) — « stagiaire aide familial étranger » (UE/EEE, 17–30 ans) et « jeune au pair » (hors UE/EEE, 18–30 ans), tous deux sur convention. (Service-Public.fr, vérifié le 01/06/2026)
- Déclaration : l'accueil doit être déclaré à l'Urssaf sous 8 jours comme une « déclaration d'embauche d'un emploi familial ». (Urssaf, vérifié le 12/08/2026)
- Cotisations : la famille est redevable des cotisations sociales sur une base forfaitaire — 13 × Smic horaire par semaine ou 56 × par mois — Régime général + Ircem. (Légifrance, Code de la sécurité sociale, L133-5-6 à L133-5-12, vérifié le 12/08/2026)
- Argent de poche : 326,25 € à 391,50 €/mois logé-nourri (UE/EEE), et 320 €/mois minimum (hors UE/EEE). (Service-Public.fr F13348, vérifié le 01/06/2026)
- Chambre : le logement doit être une chambre individuelle d'au moins 9 m² avec au moins une fenêtre pour le statut « jeune au pair » hors UE/EEE ; la nourriture est fournie en sus. (Service-Public.fr F15813, vérifié le 01/05/2026)
- Repos : la jeune a droit à au moins une journée complète de repos par semaine (pour le stagiaire UE/EEE : dont au moins un dimanche par mois). (Service-Public.fr F13348 / F15813, vérifié le 01/06/2026)
- Fiscal : les dépenses d'accueil d'un au pair (stagiaire aide familial ou jeune au pair) n'ouvrent AUCUN droit au crédit d'impôt « services à la personne » (art. 199 sexdecies du CGI). (Légifrance, vérifié le 12/08/2026)
Comprendre le statut de l'au pair en France
En bref
Accueillir un au pair en France n'est ni un emploi, ni une location de chambre. Deux statuts officiels encadrent l'accueil : le stagiaire aide familial étranger (UE/EEE, 17–30 ans) et le jeune au pair (hors UE/EEE, 18–30 ans, avec visa VLS-TS). Dans les deux cas, la convention d'accueil sur formulaire Cerfa conditionne la régularité de l'accueil.
En France, l'accueil d'un jeune au pair ne relève ni du contrat de travail classique ni du statut de « salarié au pair » qui, lui, dépend de la convention collective nationale des particuliers employeurs et de l'emploi à domicile. La fiche d'information F13348 de Service-Public.fr est explicite : « ce dispositif ne doit pas être confondu avec celui du salarié au pair ». Cette distinction n'est pas une formalité : elle change tout pour vous, famille d'accueil.
Le dispositif français reconnaît deux statuts précis. Le premier, dit « stagiaire aide familial étranger », concerne les ressortissants de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen âgés de 17 à 30 ans. Le second, dit « jeune au pair », concerne les ressortissants hors UE/EEE âgés de 18 à 30 ans, qui doivent en plus obtenir un visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) avant leur entrée sur le territoire.
Que vous accueilliez un stagiaire aide familial ou un jeune au pair, le support juridique est le même : une convention d'accueil établie sur formulaire Cerfa. Cette convention fixe les engagements réciproques, les tâches relevant d'un caractère familial ou ménager, le temps de travail et le montant de l'argent de poche. Elle n'est pas un simple accord de principe : elle conditionne la légalité de l'accueil et sert de socle à la déclaration à l'Urssaf. Nous vous rappelons que la frontière est nette : l'au pair n'est pas un employé de maison, et un accueil bâti sur un cadre juridique différent vous exposerait à des cotisations et déclarations différentes.
Le formulaire Cerfa : votre convention d'accueil
En bref
La convention d'accueil sur formulaire Cerfa (fiche F13348 de Service-Public.fr) fixe les engagements entre la famille et le jeune, la durée du séjour, le logement-nourriture fourni et le temps de travail. Ses plafonds sont opposables : 5 heures par jour et 25 heures par semaine maximum pour les tâches à caractère familial.
La convention d'accueil est le premier document à établir. Elle se matérialise par un formulaire Cerfa, disponible sur le site de Service-Public.fr via la fiche F13348. Elle doit être signée avant l'arrivée du jeune, idéalement plusieurs semaines avant pour permettre, le cas échéant, l'obtention du visa.
Le formulaire Cerfa précise l'identité des deux parties, la durée prévue du séjour, la part de logement et de nourriture fournie par la famille, le nombre d'heures de garde et de travaux ménagers quotidiennement prévus (dans la limite de 5 heures par jour et 25 heures par semaine), les périodes de repos et de temps libre, ainsi que le montant exact de l'argent de poche. Il indique aussi que le jeune conserve des temps libres pour suivre des cours de langue ou découvrir la culture française, ce qui est l'essence même du dispositif.
Soyez attentif à un point : les horaires plafonds ne sont pas une simple recommandation. Le cadre français prévoit un maximum de 5 heures par jour et de 25 heures par semaine pour les tâches à caractère familial ou ménager (garde d'enfants, accompagnement scolaire, travaux ménagers). Un dépassement systématique ferait basculer la situation vers un véritable emploi domestique, ce qui vous exposerait à d'autres cotisations et à une requalification potentielle — exactement le risque que le dispositif au pair cherche à éviter. Nous recommandons de conserver une trace écrite des temps de présence et des tâches réalisées, ce qui sécurise aussi bien la famille que le jeune.
La déclaration à l'Urssaf dans les 8 jours
En bref
Dès la convention signée, la famille doit déclarer l'accueil à l'Urssaf sous huit jours (espace « particulier employeur »). La déclaration déclenche les cotisations sociales forfaitaires — 13 fois le Smic horaire par semaine ou 56 fois le Smic horaire par mois, au régime général avec l'Ircem — versées par la famille, jamais par le jeune.
Une fois la convention signée, votre premier réflexe doit être la déclaration. La France impose à la famille d'accueil de déclarer l'emploi d'un jeune au pair à l'Urssaf sous huit jours, au titre de la « déclaration d'embauche d'un emploi familial ». Cette formalité n'est pas facultative : elle fonde la régularité du dispositif et ouvre le calcul de vos cotisations.
La déclaration s'effectue en ligne dans l'espace « particulier employeur » du site de l'Urssaf. Vous y renseignez l'identité du jeune, sa date d'arrivée et les caractéristiques de l'accueil. L'Urssaf met à disposition une page dédiée à l'« emploi d'un au pair » qui vous guide pas à pas. Ne vous découragez pas si l'interface vous semble administrative au premier abord : il s'agit d'une des rares démarches réellement obligatoires et vous bénéficiez d'un accompagnement en ligne.
Cette déclaration a un effet direct sur vos cotisations sociales. L'accueil d'un au pair relève en effet de la base forfaitaire : les cotisations sont calculées de manière forfaitaire, soit 13 fois le Smic horaire par semaine, soit 56 fois le Smic horaire par mois, au régime général avec l'Ircem. Le basculement entre l'un ou l'autre de ces modes dépend de la durée. C'est l'Urssaf qui recouvre ces cotisations, et c'est la famille qui en est redevable : le jeune au pair ne paie pas de cotisations sociales sur son argent de poche. En août 2026, cette base forfaitaire demeure le régime unique prévu pour ce dispositif, que la réglementation distingue clairement de l'emploi d'un salarié à domicile.
L'argent de poche : montants précis et logement-nourriture
En bref
L'au pair perçoit un argent de poche mensuel en plus du logement et des repas fournis : 326,25 € à 391,50 € pour un ressortissant UE/EEE (stagiaire aide familial), et un minimum de 320 € hors UE/EEE (jeune au pair), selon la fiche F13348 vérifiée en 2026. Cet argent ne remplace jamais le gîte et le couvert.
Le jeune au pair ne reçoit pas de salaire au sens strict : il bénéficie d'un logement et de la nourriture au sein de votre foyer, plus d'une somme d'argent dite « argent de poche ». En France, les montants de référence sont portés par la fiche F13348 de Service-Public.fr.
Pour un ressortissant de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen (statut « stagiaire aide familial étranger »), l'argent de poche est compris entre 326,25 € et 391,50 € par mois, logement et nourriture inclus. À titre de comparaison, pour un ressortissant hors UE/EEE (statut « jeune au pair »), le montant minimum est de 320 € par mois, toujours logement et nourriture inclus. Ces chiffres datent de la vérification de juin 2026 et sont rappelés tels quels : l'argent de poche vient s'ajouter, et jamais se substituer, au logement et aux repas que la famille fournit.
Cette rémunération en nature est un élément structurant de l'accord. Concrètement, vous mettez à disposition de l'au pair une chambre individuelle, trois repas par jour, et vous assurez sa place à table avec la famille. Ce volet « logée-nourrie » fait partie du dispositif autant que le montant en euros : une famille qui proposerait un logement et des repas mais aucun argent de poche ne se situerait pas dans les clous du cadre officiel. Symétriquement, un jeune qui percevrait une somme très supérieure et travaillerait à plein temps verrait légitimement son dispositif requalifié en emploi. Les montants officiels ci-dessus constituent votre meilleur repère.
Chambre et temps de repos : les deux obligations logement de la famille
En bref
Outre l'argent de poche, la famille doit fournir une chambre individuelle d'au moins 9 m² avec fenêtre pour le statut « jeune au pair » hors UE/EEE (F15813) et garantir au moins une journée complète de repos par semaine (dont un dimanche par mois pour le stagiaire UE/EEE). La convention doit fixer explicitement ces créneaux.
Au-delà du montant en euros, l'accueil d'un au pair en France impose deux obligations matérielles précises, souvent oubliées parce qu'elles ne figurent pas dans le bloc chiffré. La première concerne le logement : la famille doit mettre à disposition une chambre individuelle. Pour le statut « jeune au pair » (ressortissant hors UE/EEE), Service-Public.fr impose une surface habitable minimale de 9 m² avec au moins une fenêtre, la nourriture étant fournie en sus (fiche F15813). Une chambre partagée ou une pièce sans fenêtre ne satisfait pas ce cadre.
La seconde obligation est le temps de repos. Le jeune au pair a droit à au moins une journée complète de repos par semaine. Pour le stagiaire aide familial ressortissant UE/EEE, Service-Public.fr précise que ce repos hebdomadaire doit comprendre au moins un dimanche par mois. Ce droit s'articule avec les plafonds de 5 h par jour et 25 h par semaine : la convention d'accueil doit expliciter les créneaux de repos et de temps libre, et non les laisser implicites.
Enfin, l'au pair doit disposer de temps libre pour suivre des cours de langue ou découvrir la culture française — c'est l'essence même du dispositif d'échange. Une organisation qui saturerait l'ensemble de son temps de tâches familiales ou ménagères, sans repos ni temps libre effectif, exposerait la famille à une requalification en emploi domestique. Nous recommandons de consigner ces créneaux dans la convention et de conserver une trace écrite du suivi des heures.
Fiscalité : pourquoi il n'y a AUCUN avantage fiscal
En bref
Accueillir un au pair en France n'ouvre droit à aucun crédit, réduction ou déduction d'impôt. Le crédit d'impôt services à la personne de 50 % (article 199 sexdecies du CGI) ne concerne que les salariés déclarés via CESU ou PAJEMPLOI — jamais un au pair sous convention, qui n'est pas un salarié du particulier employeur.
C'est souvent le point qui surprend le plus les familles. Beaucoup d'articles en ligne évoquent un crédit d'impôt de 50 % pour l'accueil d'un au pair, sur le modèle de l'emploi d'une nounou à domicile. Cette affirmation est fausse en ce qui concerne le dispositif au pair en France.
Le crédit d'impôt « services à la personne » prévu à l'article 199 sexdecies du Code général des impôts s'applique aux services rendus au domicile par un salarié du particulier employeur, déclaré via le dispositif CESU ou PAJEMPLOI — typiquement une nounou, une aide-ménagère ou un jardinier. Or l'au pair accueilli sous statut « stagiaire aide familial » ou « jeune au pair » n'est pas un salarié du particulier employeur : il bénéficie d'un logement, de la nourriture et d'un argent de poche en contrepartie d'un échange culturel, et ses cotisations forfaitaires sont versées à l'Urssaf hors du dispositif PAJEMPLOI.
La conséquence est claire et vérifiée : que vous accueilliez un stagiaire aide familial étranger ou un jeune au pair, vous n'avez droit à aucune déduction, réduction ou crédit d'impôt au titre de ces dépenses. Nous avons d'ailleurs corrigé notre site, qui affichait par erreur une « prime d'emploi famille » de 50 % pour la France. Si une plateforme en ligne vous promet un crédit d'impôt de 50 % pour un au pair sous convention, il s'agit d'une erreur ou d'une tentative d'attirer vos clics sans base légale. Votre seule « économie » légitime vient de la formule logé-nourri + argent de poche, qui reste habituellement moins coûteuse qu'une garde d'enfants déclarée en salarié.
Assurance, santé et vie quotidienne
En bref
Le jeune résidant légalement en France relève de l'assurance maladie au titre de la Sécurité sociale ; la famille vérifie cette couverture et souscrit une assurance responsabilité civile qui le couvre. Convention signée, accusé de déclaration Urssaf et justificatifs de couverture santé attestent la régularité de l'accueil.
Au-delà de la convention, de la déclaration et des cotisations, plusieurs points concrets sécurisent votre accueil. Le jeune stagiaire aide familial ou jeune au pair résidant légalement en France bénéficie de l'assurance maladie au titre de la Sécurité sociale, dans la mesure où il remplit les conditions de résidence et de séjour. Vérifiez dès son arrivée qu'il dispose bien de sa couverture santé, et, dans tous les cas, souscrivez une assurance responsabilité civile qui couvre le jeune vivant à votre domicile.
Sur les plans logistique et culturel, un accueil réussi repose sur la clarté. Écrivez ensemble un rétroplanning des horaires fixés par la convention, des jours de congé, des créneaux de cours de français et des sorties prévues. Rappelez les règles simples de la vie commune — repas, partage des espaces, invités, usage du véhicule s'il y a lieu. Un jeune au pair qui se sent accueilli, informé et en sécurité s'investira bien mieux auprès de vos enfants, et c'est précisément ce qui fait la réussite d'une expérience d'échange.
Nous vous invitons enfin à garder les justificatifs : convention signée, accusé de la déclaration Urssaf, documents de couverture santé. En cas de contrôle, ces documents démontrent que votre accueil respecte le cadre français. Si vous accueillez un ressortissant hors UE/EEE, les démarches commencent encore plus tôt, puisque le visa doit être obtenu avant l'arrivée : mobilisez-vous dès la signature de la convention pour éviter les délais des consulats.
Coût réel vs garde d'enfants classique
En bref
Le budget d'un accueil au pair en France associe logement, repas, argent de poche (326,25 € à 391,50 € UE/EEE, 320 € hors UE/EEE) et cotisations forfaitaires Urssaf. Ce total est souvent inférieur à une garde déclarée via PAJEMPLOI — mais cet écart ne vient d'aucun avantage fiscal.
Vous vous demandez sans doute quel est le coût réel d'un accueil au pair en France par rapport à une garde classique. Le dispositif est structuré en trois volets : le logement et les repas fournis au jeune, l'argent de poche (326,25 € à 391,50 € par mois pour les UE/EEE, 320 € minimum hors UE/EEE) et les cotisations sociales versées à l'Urssaf sur une base forfaitaire de 13 fois le Smic horaire par semaine ou 56 fois par mois, au régime général avec l'Ircem.
À titre de repère, la mensualisation d'une garde d'enfants en emploi direct — nounou déclarée ou assistante maternelle via PAJEMPLOI — représente presque toujours un budget mensuel plus élevé, auquel s'ajoute la déclaration PAJEMPLOI et le crédit d'impôt « services à la personne ». L'écart vient justement de la nature des deux dispositifs : l'au pair ne se voit pas défrayer comme une salariée (ni taux horaire, ni congés payés sociaux, ni heures supplémentaires), mais bénéficie d'un argent de poche et du gîte et du couvert dans une relation d'échange culturel.
Attention toutefois à un point : cette « économie » n'a aucun lien avec un avantage fiscal, car aucun crédit d'impôt ne s'applique à l'accueil d'un au pair. Le juste raisonnement est donc le suivant — pour un volume horaire équivalent, budget au pair logé-nourri + argent de poche + cotisations forfaitaires versus budget salarié à domicile déclaré — et non celui d'une aide de l'État. C'est cette transparence que nous proposons, en appuyant nos chiffres sur les références officielles datées de Service-Public.fr et de l'Urssaf.
Pour situer ce budget face à une crèche ou une nounou, ce que coûte vraiment la garde de votre enfant.
Étapes clés pour une famille d'accueil en France
En bref
Cinq étapes pour un accueil conforme — (1) vérifier le statut du jeune, (2) signer la convention Cerfa, (3) déposer le visa VLS-TS avant l'arrivée pour les hors UE/EEE, (4) déclarer l'accueil à l'Urssaf sous 8 jours et (5) organiser santé + responsabilité civile avec un suivi écrit des temps et des tâches.
Voici, en synthèse, le déroulé de référence pour bien préparer l'arrivée de votre au pair. Première étape, sélectionnez le profil et vérifiez l'appartenance du jeune à l'un des deux statuts (UE/EEE ou hors UE/EEE) : c'est elle qui définit l'âge, le niveau de l'argent de poche et la nécessité d'un visa.
Deuxième étape, établissez et signez la convention d'accueil sur formulaire Cerfa (accessible via la fiche F13348 de Service-Public.fr). Troisième étape, si le jeune est hors UE/EEE, déposez la demande de visa VLS-TS « jeune au pair » auprès de France Visas avant son entrée. Quatrième étape, déclarez l'accueil à l'Urssaf sous huit jours (espace particulier employeur). Cinquième étape, dès l'arrivée, mettez en place la couverture santé et l'assurance responsabilité civile, puis clarifiez ensemble les règles de vie quotidienne et le rétroplanning des tâches et des temps libres.
Enfin, tenez un suivi écrit simple (agenda partagé, note des heures effectuées) et gardez précieusement vos justificatifs. Si vous suivez ces étapes, vous offrez au jeune un cadre à la fois légal, sécurisé et accueillant — et vous évitez les deux écueils les plus fréquents : l'absence de déclaration Urssaf et la confusion avec un emploi à domicile. Ces consignes sont vérifiées par notre équipe de conformité et valables à la date de vérification indiquée dans le bloc officiel de cette page.
Questions fréquentes
Puis-je obtenir un crédit d'impôt de 50 % pour accueillir un au pair ?
Quel montant d'argent de poche dois-je verser en France ?
Dois-je déclarer l'au pair à l'Urssaf ?
Quelles sont les heures maximales de garde et de travaux ?
L'au pair hors UE/EEE a-t-il besoin d'un visa pour venir en France ?
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