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Devenir au pair en France

Devenir au pair en France

Statuts légaux, visa, âge, durée, contrat, salaire et cotisations : le guide vérifié pour préparer votre séjour au pair en France.

Préparé par AuPair Connect — Équipe Conformité

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Les données officielles pour France

Visa & démarches pour venir en France — en bref

Avec la convention d'accueil Cerfa déjà signée, hors UE/EEE vous demandez le visa VLS-TS « jeune au pair » sur France Visas; les ressortissants UE/EEE n'ont pas besoin de visa. Retrouvez âges, documents et délais sur la fiche dédiée.

Consulter la fiche Visa au pair France →

Devenir au pair en France est une expérience d'immersion culturelle unique, mais elle est encadrée par un cadre officiel qu'il est essentiel de connaître avant de se lancer. Deux statuts coexistent selon votre nationalité, chacun avec son âge, son support de convention et, pour les ressortissants hors Union européenne, un visa obligatoire. Ce guide consolide, en une seule source vérifiée et datée, toutes les démarches pour préparer votre séjour : comprendre votre statut, signer la convention, obtenir le visa si nécessaire et connaître précisément votre argent de poche et vos droits.

Les informations qui suivent sont issues des sources officielles françaises — Service-Public.fr (fiche F13348), l'Urssaf, France Visas et Légifrance — vérifiées par notre équipe de conformité, dernièrement en août 2026. Le détail chiffré est repris dans le bloc « Données officielles » plus bas sur cette page.

Vérifié le

  • Statuts : deux dispositifs reconnus par Service-Public.fr (F13348) — « stagiaire aide familial étranger » (ressortissants UE/EEE, 17–30 ans) et « jeune au pair » (hors UE/EEE, 18–30 ans), tous deux sur convention Cerfa. (Service-Public.fr, vérifié le 01/06/2026)
  • Visa : les ressortissants hors UE/EEE doivent obtenir un visa long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) « jeune au pair » avant l'entrée en France. (France Visas, vérifié le 12/08/2026)
  • Argent de poche : 326,25 € à 391,50 €/mois logé-nourri (UE/EEE) et 320 €/mois minimum (hors UE/EEE). (Service-Public.fr F13348, vérifié le 01/06/2026)
  • Cotisations : versées par la famille à l'Urssaf sur base forfaitaire (13 × Smic horaire/semaine ou 56 ×/mois) ; le jeune ne paie pas de cotisations sur son argent de poche. (Légifrance, L133-5-6 à L133-5-12, vérifié le 12/08/2026)
  • Revenus : l'argent de poche n'est pas un salaire ; dans la limite des minimums officiels, il n'est pas imposable. (Service-Public.fr F13348, vérifié le 01/06/2026)

Quel statut pour être au pair en France ?

Selon votre nationalité, votre séjour au pair en France relève d'un des deux dispositifs reconnus par Service-Public.fr dans sa fiche F13348 : le statut de « stagiaire aide familial étranger » ou celui de « jeune au pair ». Cette distinction conditionne presque tout votre parcours : votre âge d'éligibilité, la nécessité ou non d'un visa et le niveau de votre argent de poche.

Le statut de stagiaire aide familial étranger s'adresse aux ressortissants de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen, âgés de 17 à 30 ans. Le statut de jeune au pair concerne les ressortissants hors UE/EEE, âgés de 18 à 30 ans, et suppose l'obtention d'un visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS). Dans les deux cas, l'accueil repose sur une convention d'accueil établie sur formulaire Cerfa.

Une précision importante pour éviter un malentendu que Service-Public.fr souligne lui-même : le dispositif de l'au pair ne doit pas être confondu avec le « salarié au pair », qui relève de la convention collective nationale des particuliers employeurs et de l'emploi à domicile. En tant qu'au pair sous convention, vous n'êtes pas un salarié : vous bénéficiez d'un logement, de la nourriture et d'un argent de poche en contrepartie d'un échange culturel et de tâches familiales légères. Cette nature est au cœur du dispositif.

La convention d'accueil (formulaire Cerfa)

La convention d'accueil est le document fondateur de votre séjour. Remplie et signée avec votre famille d'accueil sur le formulaire Cerfa, elle décrit l'identité des deux parties, la durée de votre séjour, la chambre et les repas fournis, vos horaires hebdomadaires de garde et de travaux ménagers, vos temps libres et le montant exact de votre argent de poche.

Avant de signer, prenez le temps de tout relire et de poser vos questions. La convention ne doit pas vous engager sur des tâches excessives : le cadre français plafonne les tâches à caractère familial ou ménager à 5 heures par jour et 25 heures par semaine. Vous conservez par ailleurs du temps libre, notamment pour suivre des cours de français ou découvrir le pays — c'est l'objectif même de l'échange.

La convention sert aussi de socle administratif. Pour un ressortissant hors UE/EEE, elle doit être signée avant la demande de visa : le consulat français vérifie que votre séjour correspond bien au dispositif au pair. Conservez une copie signée de la convention, idéalement avec le rétroplanning des horaires, afin de pouvoir démontrer à tout moment la régularité de votre accueil.

Le visa VLS-TS « jeune au pair » pour les ressortissants hors UE/EEE

Si vous êtes ressortissant d'un pays hors de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen, vous devez obtenir un visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) « jeune au pair » avant d'entrer sur le territoire français. Cette démarche se fait auprès de France Visas, la plateforme officielle de dépôt des demandes de visa pour la France.

Le dossier se prépare en amont. Vous aurez besoin de votre convention d'accueil signée, de vos documents d'identité et des justificatifs demandés par le consulat dont vous dépendez. Les délais de traitement sont variables selon les pays : anticipez votre demande plusieurs semaines, idéalement un à deux mois avant votre départ, pour ne pas compromettre votre arrivée.

Le visa VLS-TS « jeune au pair » vous permet de séjourner légalement en France pendant la durée prévue de votre échange. À votre arrivée, vous devez vous assurer que votre couverture santé est bien en règle. Si vous êtes ressortissant de l'UE/EEE, aucune démarche de visa n'est nécessaire : votre statut de stagiaire aide familial étranger repose sur la seule convention d'accueil, dans la limite des âges et des conditions prévus.

Argent de poche : combien attendre en France ?

En tant qu'au pair en France, vous ne percevez pas un salaire, mais un « argent de poche » versé en complément du logement et de la nourriture fournis par votre famille hôte. Les montants de référence figurent dans la fiche F13348 de Service-Public.fr.

Si vous êtes ressortissant UE/EEE (statut stagiaire aide familial étranger), l'argent de poche se situe entre 326,25 € et 391,50 € par mois, logement et nourriture inclus. Si vous êtes ressortissant hors UE/EEE (statut jeune au pair), le montant minimum est de 320 € par mois, toujours logé-nourri. Ces chiffres correspondent à la vérification de juin 2026 et constituent la référence officielle que nous affichons.

Comprenez bien la mécanique : l'argent de poche vient s'ajouter, et jamais se substituer, à la chambre individuelle et aux trois repas quotidiens que la famille doit vous fournir. Un accord qui prévoirait uniquement un logement et des repas, sans argent de poche, ne serait pas conforme au cadre officiel français. Inversement, un montant très élevé et un volume de travail important vous feraient basculer vers une situation d'emploi, ce qui n'est ni souhaitable ni légalement le but du dispositif.

Cotisations sociales et déclaration à l'Urssaf

La dimension la moins visible, mais la plus importante sur le plan légal, concerne les cotisations sociales. En France, c'est la famille d'accueil qui est redevable des cotisations sociales à l'Urssaf, sur une base forfaitaire de calcul (13 fois le Smic horaire par semaine ou 56 fois par mois), au régime général avec l'Ircem. Vous, au pair, ne payez pas de cotisations sociales sur votre argent de poche : c'est une différence nette avec un salarié.

La famille doit parallèlement effectuer une « déclaration d'embauche d'un emploi familial » à l'Urssaf sous huit jours après votre arrivée. Cette déclaration est la garantie que votre accueil est bien enregistré dans le cadre officiel. Vérifiez auprès de votre famille hôte que cette formalité est bien réalisée : c'est en grande partie elle qui sécurise votre séjour.

Le volet fiscal est à votre avantage. Dans la limite des minimums officiels, votre argent de poche n'est pas considéré comme un salaire imposable : il s'agit d'une participation pour votre logement et votre subsistance dans le cadre d'un échange culturel. Cette règle, vérifiée par notre équipe de conformité, diffère de ce qui s'appliquerait à un véritable salarié à domicile. Gardez les documents de votre séjour — convention, déclaration, couverture santé — qui pourront vous être utiles comme preuve de la régularité de votre expérience.

Ces mécanismes peuvent paraître abstraits au moment de préparer votre départ, mais ils concernent directement votre quotidien une fois en France. En vérifiant que votre famille déclare bien votre accueil à l'Urssaf et qu'elle verse les cotisations forfaitaires, vous vous assurez que votre séjour est pleinement régulier : c'est votre sécurisation sociale et, le cas échéant, la base d'un futur justificatif. La bonne nouvelle est que, dans le cadre au pair, ces démarches restent à la charge de la famille : votre rôle est surtout de rester informé(e) et de demander à voir les confirmations. Une famille transparente sur la déclaration est généralement une famille bien préparée pour l'ensemble du séjour.

Vos droits, vos tâches et vos temps libres

En tant qu'au pair, vous êtes avant tout un membre temporaire de la famille, dans le cadre d'un échange culturel. Vos tâches doivent rester légères et à caractère familial ou ménager : garde des enfants, accompagnement à l'école, aide aux devoirs, rangement, préparation ponctuelle des repas. Le travail de garde d'enfants et de travaux ménagers est plafonné à 5 heures par jour et 25 heures par semaine dans le cadre français.

Vous disposez en parallèle de droits concrets. Vous avez droit à une chambre individuelle, aux repas partagés avec la famille et à un argent de poche conforme aux références officielles. Vous devez bénéficier de temps libres suffisants, notamment pour suivre des cours de français, vous reposer et découvrir le pays. Si une famille vous demande d'assumer des responsabilités écrasantes — l'essentiel de la gestion du foyer, la garde des enfants à temps plein, des horaires dépassant largement les maxima —, une telle demande sort du cadre du dispositif au pair et mérite d'être discutée calmement.

La clarté est votre meilleure protection. Dès les premiers jours, notez par écrit avec votre famille vos horaires hebdomadaires, vos jours de congé et vos périodes de temps libre. En cas de désaccord, privilégiez la discussion directe et le rappel de la convention signée. Votre famille doit savoir qu'elle accueille un jeune dans un dispositif encadré, et non une employée ou un employé à domicile : ce double rappel, le vôtre et le sien, fait partie de l'hygiène d'un séjour réussi.

Pensez aussi à vous projeter sur la durée. Les conditions d'une bonne expérience se jouent souvent dans les premières semaines : une famille qui organise un accueil chaleureux, qui vous présente aux enfants et au voisinage et qui respecte vos temps libres rend le séjour infiniment plus riche. À l'inverse, l'isolement ou l'absence de moments pour vous conduisent fréquemment à l'échec de la relation. N'hésitez donc pas, dès l'échange avec les familles sur la plateforme, à poser les questions franches — horaires, repas, week-ends, congés, usage du véhicule, accès à internet — qui détermineront la qualité réelle de votre quotidien.

Apprendre le français : le vrai bénéfice de votre séjour

Le séjour au pair en France est par essence un échange culturel : votre objectif premier n'est pas de travailler mais de vous immerger dans la langue française. Les heures consacrées à l'apprentissage du français sont d'ailleurs un motif central du dispositif, qui ménage du temps libre précisément pour cela. Profitez-en pleinement : c'est l'investissement qui fera la différence la plus durable à votre retour.

Prévoyez, dès votre arrivée, votre format d'apprentissage. De nombreuses villes françaises proposent des cours de français pour étrangers (FLE), des universités d'été ou des associations locales à moindre coût. Parlez français quotidiennement avec la famille, regardez les médias locaux, ne restez pas replié sur un groupe de compatriotes. La combinaison cours préparés + immersion familiale est la plus efficace et la plus rapide pour progresser.

Ce bagage linguistique est exactement ce que recherchent ensuite les familles — et les employeurs — pour qui un au pair parle couramment français. Négociez avec votre famille hôte un créneau hebdomadaire dédié aux cours, comme le permet le dispositif : un jeune qui progresse en français est aussi plus à l'aise avec vos enfants, pour qui ce contact est un premier pas vers le bilinguisme. C'est le cercle vertueux au cœur du programme.

Préparer un séjour réussi

Au-delà des formalités, un séjour au pair réussi en France se prépare. Côté administratif, établissez votre check-list : statut vérifié et âge éligible, convention Cerfa signée, visa VLS-TS obtenu si vous êtes hors UE/EEE, déclaration Urssaf réalisée par la famille, couverture santé en règle et documents d'identité valides rangés dans vos affaires de voyage. Côté assurances, vérifiez qu'une responsabilité civile couvre votre vie chez la famille et que votre Sécu couvre bien les soins courants.

Côté pratique, clarifiez avant votre départ avec votre famille hôte les attentes quotidiennes : tâches prévues et horaires, jours de congé, accès à la chambre et aux repas, règles de la maison, cours de français éventuels. Un échange clair dès le début évite les malentendus et renforce la confiance. N'hésitez pas à poser des questions franches, notamment sur le montant exact de l'argent de poche et les conditions de logement, qui doivent figurer dans la convention.

Enfin, profitez de l'aventure : la France s'y prête merveilleusement, des grandes villes aux régions familiales. Votre statut d'au pair vous laisse du temps libre pour apprendre la langue, explorer le patrimoine et nouer des liens. Les centaines de jeunes qui vivent cette expérience chaque année vous le confirmeront : bien préparé, un séjour au pair en France est une immersion incomparable. Nos conseils sont issus des sources officielles citées et vérifiés à la date indiquée dans le bloc de données de cette page.

Questions fréquentes

Quel âge faut-il avoir pour devenir au pair en France ?

Cela dépend de votre statut. Un ressortissant UE/EEE (stagiaire aide familial étranger) doit avoir entre 17 et 30 ans. Un ressortissant hors UE/EEE (jeune au pair) doit avoir entre 18 et 30 ans, selon la fiche F13348 de Service-Public.fr.

Ai-je besoin d'un visa pour devenir au pair en France ?

Si vous êtes ressortissant hors UE/EEE, oui : vous devez obtenir un visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) « jeune au pair » avant votre entrée, via France Visas. Les ressortissants UE/EEE n'ont pas besoin de visa et relèvent du statut de stagiaire aide familial étranger.

Quel argent de poche puis-je attendre en France ?

Pour un ressortissant UE/EEE (stagiaire aide familial étranger) : 326,25 € à 391,50 € par mois, logé-nourri. Pour un ressortissant hors UE/EEE (jeune au pair) : 320 € par mois minimum, logé-nourri. Ces montants sont ceux de Service-Public.fr (F13348) vérifiés en juin 2026.

Dois-je payer des cotisations sociales sur mon argent de poche ?

Non. En tant qu'au pair sous convention, c'est la famille d'accueil qui verse les cotisations sociales à l'Urssaf sur une base forfaitaire (13 × Smic horaire/semaine ou 56 ×/mois). Vous ne payez pas de cotisations sur votre argent de poche, qui n'est pas un salaire.

Mon argent de poche est-il imposable ?

Dans la limite des minimums officiels, l'argent de poche de l'au pair n'est pas considéré comme un salaire imposable : il s'agit d'une participation au logement et à la subsistance dans le cadre d'un échange culturel. Les conditions précises sont celles de la fiche F13348 de Service-Public.fr.

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