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Accueillir un au pair en Belgique

Accueillir un jeune au pair en Belgique

Obligations légales, convention, déclaration, cotisations et salaire : tout ce qu'une famille doit savoir pour accueillir un au pair en Belgique.

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Vos obligations d'accueil en Belgique

Accueillir un jeune au pair en Belgique se décide à deux niveaux : un cadre fédéral (séjour, visa, titre de séjour) et des règles d'accès à l'occupation que fixe la Région de résidence de la famille — Flandre, Bruxelles-Capitale ou Wallonie. C'est ce qui rend la question souvent floue : selon la nationalité de la personne accueillie et la Région où vous habitez, les démarches, les âges et les montants d'argent de poche changent réellement.

Ce guide rassemble, en une source unique datée et vérifiée (2026-09-06, sources officielles : dofi.ibz.be — Office des étrangers, vlaanderen.be — SPF Emploi Flandre, emploi.wallonie.be — SPW, be.brussels — Bruxelles-Capitale), le fonctionnement du permis de travail type B pour les jeunes au pair hors UE/EEE, la dispense qui s'applique aux ressortissants UE/EEE, et les conditions propres à chaque Région. Vous retrouvez l'essentiel chiffré dans le bloc « Données officielles » ci-dessus, et le détail par Région dans ce guide.

Vérifié le

  • Depuis le 03/01/2019, un ressortissant d'un pays tiers qui veut séjourner et travailler plus de 90 jours en Belgique passe normalement par le « permis unique ». Exception explicite de l'Office des étrangers : les jeunes au pair restent dans l'ancienne procédure du permis de travail B. (dofi.ibz.be — Permis unique, vérifié 2026-09-06)
  • Jeune au pair hors UE/EEE : la famille d'accueil demande l'autorisation d'occuper à la Région compétente (Flandre, Bruxelles-Capitale, Wallonie), qui délivre le permis de travail type B via la commune ; le jeune obtient ensuite un visa D (long séjour), s'inscrit à la commune dans les 8 jours et reçoit une carte A pour un séjour d'1 an au maximum. (dofi.ibz.be — Jeune au pair, vérifié 2026-09-06)
  • Jeune au pair UE/EEE : pas de permis de travail, et la famille n'est tenue à aucune formalité d'autorisation d'occupation (libre circulation des personnes). La Wallonie le dit explicitement. (emploi.wallonie.be, vérifié 2026-09-06)
  • L'âge et l'argent de poche dépendent de la Région : Flandre 18 à moins de 26 ans et au moins 450 €/mois ; Wallonie 18 à 30 ans et au moins 750 €/mois. (vlaanderen.be / emploi.wallonie.be, vérifié 2026-09-06)
  • L'accueil au pair est un échange culturel NON salarié : pas d'autre emploi, pas de statut de travailleur détaché ; si les conditions ne sont pas respectées, la situation est présumée contrat de travail (travailleur domestique). (dofi.ibz.be + Régions, vérifié 2026-09-06)

Pourquoi le permis de travail type B concerne (ou non) votre au pair

En bref

Le permis de travail type B concerne les jeunes au pair ressortissants de pays tiers (hors UE/EEE) : depuis le 03/01/2019, l'Office des étrangers les maintient dans cette ancienne procédure, hors du « permis unique ». Un jeune UE/EEE, lui, est dispensé de permis et la famille n'a aucune formalité d'autorisation d'occupation à effectuer (libre circulation).

En Belgique, l'accès au « travail » d'un ressortissant de pays tiers passe par une autorisation délivrée par la Région : le permis de travail type B est l'autorisation à durée déterminée et pour un employeur déterminé qui s'applique à ce type d'occupation limitée. Il est matérialisé par une carte remise au travailleur, l'employeur (ici la famille) recevant l'autorisation d'occupation.

Le point important à comprendre, car source de nombreuses confusions en ligne : le « jeune au pair » n'entre pas dans la procédure générale du permis unique en vigueur depuis le 03/01/2019. L'Office des étrangers (dofi.ibz.be) le range explicitement, avec les occupations de moins de 90 jours, parmi les catégories restées dans l'ancienne procédure du permis de travail B. Pour autant, deux situations très différentes coexistent selon la nationalité du jeune : un ressortissant de l'Union européenne ou de l'Espace économique européen est dispensé de permis et de toute formalité d'autorisation d'occupation de la part de la famille, tandis qu'un ressortissant d'un pays tiers ne peut être accueilli hors UE qu'à travers ce parcours permis B puis visa D.

Cette première distinction conditionne toute la suite des démarches. Nous vous recommandons, avant de signer quoi que ce soit, de confirmer la nationalité exacte de la personne accueillie : le mot « au pair » recouvre en fait deux régimes juridiques bien séparés en Belgique.

Accueillir un au pair hors UE/EEE : le parcours permis de travail B puis visa D

En bref

Pour un au pair hors UE/EEE : la famille demande l'autorisation d'occuper à la Région qui délivre le permis de travail B via la commune ; le jeune obtient ensuite un visa D, s'inscrit à la commune sous 8 jours et reçoit une carte A. Séjour autorisé : 1 an maximum.

Si la personne que vous souhaitez accueillir est ressortissante d'un pays tiers (hors UE/EEE), le dispositif jeune au pair existe en Belgique mais impose un parcours en deux volets, fédéral et régional, à anticiper plusieurs mois à l'avance.

Premier volet — la Région : la famille d'accueil demande à la Région compétente (celle de son lieu de résidence) l'« autorisation d'occuper » le jeune au pair. Si la Région l'accorde, elle délivre le permis de travail à la famille via l'administration communale, qui le transmet au jeune. La demande inclut entre autres un certificat médical et le document d'accueil.

Second volet — le fédéral : une fois autorisé à travailler, le jeune demande un visa national de long séjour (visa D, pour un séjour de plus de 90 jours) auprès du poste diplomatique ou consulaire belge compétent. Les pièces citées par l'Office des étrangers incluent la preuve du paiement de la redevance, le permis de travail (original), le certificat d'absence de condamnations (casier judiciaire) et un certificat médical.

Après l'entrée sur le territoire : le jeune se présente à l'administration communale dans les 8 jours, est inscrit au registre des étrangers et reçoit un titre de séjour, la carte A. l'autorisation de séjour est limitée et ne peut excéder 1 an. Prévoyez aussi, côté famille : logement (chambre individuelle), assurance et le versement de l'argent de poche conforme à votre Région.

Conditions par Région : Flandre, Bruxelles-Capitale et Wallonie

En bref

Les règles varient par Région : en Flandre, jeune au pair de 18 à moins de 26 ans, argent de poche d'au moins 450 €/mois ; en Wallonie, 18 à 30 ans et au moins 750 €/mois (cours de langue + contrôles possibles). À Bruxelles-Capitale la compétence est confirmée mais les chiffres officiels restent à vérifier (nous n'en publions aucun). Plafonds communs : 4 h/jour et 20 h/semaine, séjour d'1 an maximum.

L'accès au marché du travail relève des Régions, et c'est exactement là que les règles divergent. Le principe général (confirmé par l'Office des étrangers) : l'autorisation de travail se demande à la Région compétente — Flandre, Bruxelles-Capitale, Wallonie ou Communauté germanophone — tandis que le séjour reste fédéral (Office des étrangers / SPF Intérieur).

En Flandre (vlaanderen.be — Service Migration économique, Team arbeidskaarten / Département de l'Emploi et de l'Économie sociale), le jeune au pair de pays tiers doit avoir au moins 18 ans et moins de 26 ans au moment de l'octroi, et l'argent de poche doit être d'au moins 450 €/mois, versé par virement bancaire mensuel (périodes d'inactivité incluses). Le VDAB est le service public de l'emploi associé, mais ce n'est pas lui qui émet le permis au pair — celui-ci passe par la Région flamande (Team arbeidskaarten) puis la commune.

En Wallonie (Service public de Wallonie — Direction de l'Emploi et des Permis de travail, base : arrêté du Gouvernement wallon du 6 juin 2024, art. 61 et 87), l'âge requis est de 18 à 30 ans et l'argent de poche d'au moins 750 €/mois ; le Forem est le service wallon de l'emploi et de la formation associé, mais l'émission du permis passe par le SPW. La Wallonie impose notamment le suivi de cours de langue (preuve à fournir au SPW) et peut procéder à des contrôles au domicile sans préavis.

À Bruxelles-Capitale (be.brussels — Service public régional de Bruxelles ; Actiris pour l'emploi), la compétence régionale est confirmée par l'Office des étrangers, mais nous n'avons pas réussi à stabiliser, à la date de notre vérification (2026-09-06), une page officielle détaillant âge et argent de poche bruxellois. Par rigueur, nous ne publions donc AUCUN chiffre bruxellois tant que la confirmation complémentaire (be.brussels / Actiris) n'est pas réalisée — vérifiez directement auprès de l'administration bruxelloise avant d'entamer une procédure dans cette Région.

Sauf mention explicite contraire de la Région, les plafonds d'occupation pédagogique restent communs : pas plus de 4 heures par jour et 20 heures par semaine de tâches légères, un jour complet de repos par semaine, et une durée totale de placement qui n'excède pas 1 an (renouvellement unique, un seul changement de famille possible selon la Région).

Ce qu'il faut vérifier avant d'accueillir : tâches, durée et pièges à éviter

En bref

L'accueil au pair reste un échange culturel non salarié : tâches légères limitées à 4 h/jour et 20 h/semaine, un jour de repos complet hebdomadaire, 1 an maximum. Aucun emploi complémentaire ni statut de travailleur détaché. Si les conditions ne sont pas remplies, l'administration peut requalifier la situation en contrat de travail (domestique) — formulez un accord d'accueil, pas un contrat d'emploi.

Au-delà du permis et de la Région, quelques points concrets sécurisent votre accueil. L'occupation est plafonnée à des tâches légères (garde d'enfants, petits travaux ménagers) qui ne doivent jamais devenir l'objet principal du séjour : au maximum 4 heures par jour et 20 heures par semaine, avec un jour complet de repos hebdomadaire.

Veillez à la réalité du cadre. L'accueil au pair est juridiquement un échange culturel NON salarié : le jeune ne peut pas cumuler un autre emploi, et la situation de travailleur détaché est interdite dans ce cadre. La terminologie officielle peut prêter à confusion — l'Office des étrangers parle parfois de « contrat de travail » dans la demande d'occupation, alors que les Régions qualifient le séjour d'accord/convention d'accueil. La règle sûre : formulez un accord d'accueil (convention de placement), jamais un contrat d'emploi salarié. Si les conditions du dispositif ne sont pas respectées (montants, tâches, emploi complémentaire), la situation est présumée un contrat de travail de travailleur domestique, avec les charges qui en découlent pour la famille.

Gardez vos justificatifs (accord d'accueil, permis, visa et titre de séjour, justificatifs d'assurance santé/accident/rapatriement, relevés de versement de l'argent de poche, suivi écrit des heures et des temps libres). Ces documents démontrent, en cas de contrôle, que votre accueil respecte le cadre régional applicable, et sécurisent à la fois la famille et le jeune.

Questions fréquentes

Un jeune au pair de l'Union européenne a-t-il besoin d'un permis de travail en Belgique ?

Non. Un ressortissant UE/EEE est dispensé de permis de travail et la famille d'accueil n'est tenue à aucune formalité d'autorisation d'occupation (libre circulation des personnes). Le statut d'au pair reste possible comme échange culturel privé, sans visa de long séjour.

Mon futur au pair est originaire d'un pays hors UE. Quelles démarches pour l'accueillir en Belgique ?

La famille demande à sa Région (Flandre, Bruxelles-Capitale ou Wallonie) l'autorisation d'occuper le jeune au pair. Si elle est accordée, un permis de travail type B est délivré via la commune. Le jeune demande ensuite un visa D (long séjour) au consulat belge, s'inscrit à la commune dans les 8 jours après son arrivée et reçoit une carte A. Le séjour autorisé ne peut dépasser 1 an.

Quel argent de poche dois-je verser à un au pair en Belgique ?

Cela dépend de votre Région. En Flandre, au moins 450 €/mois (versement bancaire mensuel). En Wallonie, au moins 750 €/mois. À Bruxelles-Capitale, nous ne publions pas encore de chiffre en l'absence de source officielle stable vérifiée ; renseignez-vous auprès de be.brussels / Actiris avant d'entamer une procédure.

À quel âge peut-on être accueilli comme au pair en Belgique ?

Toujours selon la Région : en Flandre, entre 18 ans et moins de 26 ans ; en Wallonie, entre 18 et 30 ans. Bruxelles-Capitale reste à confirmer. Ces fourchettes tiennent pour le régime jeune au pair encadré par la Région.

Suis-je autorisé à faire garder mes enfants 8 heures par jour par mon au pair belge ?

Non en règle générale. Le cadre au pair plafonne les tâches légères à 4 heures par jour et 20 heures par semaine, avec un jour complet de repos hebdomadaire. Au-delà, la situation peut être requalifiée en emploi domestique (contrat de travail) avec les charges associées.

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Accueillir un au pair dans une ville en Belgique

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